#MurderParty _ Jour 3

Ce matin, après un second conseil, mais cette fois-ci entre étudiants exclusivement, organisé dans la salle Brunot, les équipes de Saussure, de Labov, de Chomsky et de Barthes avaient décidé de partager leurs informations et d’élucider l’enquête ensemble. Ayant chacun des réserves les uns à l’égard des autres, ils décidèrent d’envoyer quelques jeunes chercheurs de chaque équipe dans la salle Benveniste, condamnée par un beau ruban jaune. Il fallait relever les indices, les noter, réfléchir sur leur sens, sur la logique et la cohérence de leur arrivée précise ici. Car rien, non, rien n’avait été trouvé lorsque le Conseil du département avait envoyé des professionnels ratisser la scène de crime.

Cela faisait donc près d’une heure que les représentants des équipes tournaient en rond, regardant sur le tableau, décollant de vieilles affiches, essuyant d’un revers de main les bureaux où quelque chose aurait pu être gravé par un compas avisé. Les regards se croisaient en silence. Méfiance.

“J’ai trouvé !” S’écria alors un Chomskien en ébullition. “Là, sous la table!”

L’une des étudiantes adepte de Saussure s’avance alors, tremblante, et lit à haute voix ce que personne ne semblait vouloir énoncer.

“La petite brise la glace.”

Cette phrase étrange resta sur ses lèvres. Le labovien à ses côtés lui tint les épaules pour pas qu’elle ne tombe. Chacun des mots semblaient écrits avec le sang de la victime.

“Qu’est-ce que vous croyez que cela veut dire?” Demande une Barthienne à court d’idées conceptuelles.

L’un des deux Chomskiens se met alors à tracer un arbre syntaxique. Il faut déconstruire et reconstruire la phrase, arpenter l’ordre des mots et le sens, sans jamais le toucher. Oui, le jeu sur l’ambiguïté était intense.

Arbres

L’autre s’écrie alors : “Mais… C’est le verbe qui assassine !”

Faites avancer l’enquête icilisez la suite là ou relisez le jour 2 ici 🙂

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