#MurderParty _ Jour 2

« Chers étudiants, si je vous ai réuni aujourd’hui dans la salle Brunot c’est pour vous parler du malheureux accident d’hier. Il en va des questions de sécurité pour chacun, évidemment, mais surtout de l’image du département. Comprenez-moi bien ; nous, membres du Conseil du département, sommes profondément atterrés par la tragédie qui s’est produite dans nos locaux, mais nous ne pouvons nous permettre de céder, ne serait-ce qu’un instant, à la panique, que dis-je, à la détresse qui nous traque, qui nous épie et qui peut encore nous assassiner ! Si vous êtes tous ici ce matin, en huis-clos, c’est donc à la suite de la décision finale du Conseil. Nous avons conclu, puisque le processus d’urgence est en marche, qu’il fallait régler le problème en interne. Inutile donc de vous préciser qu’il faut clore l’affaire au plus vite… Vous savez aussi bien que moi combien cela est important pour nous de ne pas ébruiter ces horreurs en dehors de notre établissement… Je vous demanderai donc une discrétion absolue. Rien ne doit sortir de ce rez-de-chaussée, est-ce bien clair ? »

Le silence suivit. Les étudiants connaissaient ce genre de discours par cœur. Il sentait la démagogie à plein nez. L’équipe Chomsky aurait voulu déjà se révolter contre ce propos jugé presque inhumain, mais les étudiants n’en firent rien. Ils se doutaient que ce qui allait arriver après serait d’une importance cruciale.

« La Victime – puisque c’est ainsi que nous l’appellerons -, après inspection, a subi une ablation des plis vocaux

L’information que tous attendaient suscita une vague d’épouvante dans la foule. Les réactions pourtant, ne tardèrent pas à devenir d’une hétérogénéité déconcertante. Sans parvenir à contrôler les pensées des uns et des autres, les membres du Conseil laissèrent les paroles se propager à travers la salle Brunot. On en retint alors plus facilement quelques unes qui sortaient comme naturellement du brouhaha qui envahissait la pièce, par l’effet de cocktail party.

“oh mon dieu, mais c’est horrible !” disaient les uns.

“Mais quelle est donc la symbolique d’un tel acte ?”

“Ne plus pouvoir parler, c’est quand même le comble pour un linguiste !” S’écriaient les autres.

“Les cordes vocales, hein… Je suis sur que c’est un Saussurien qui a fait le coup !!”

“Qu’est-ce qu’on va faire ? et si le meurtrier s’attaque aux autres Laboviens ?”

“Voulait-on le réduire au silence ?”

Soudain, un Barthien se lève en sursaut. Toute l’agitation cesse. Les Laboviens le surveillent du coin de l’œil. L’étudiant brandit un journal, celui-là même qu’il a récupéré sur la petite table carrée entre les chaises qui longent le mur des toilettes et de la salle Brunot, dans le hall d’entrée. Non, ce n’était pas un hasard. Lui qui prenait le journal là chaque matin, voilà que sans s’en rendre compte, il avait repris celui de la veille.

« Ceci, dit-il, c’est un signe ! Regardez ces pages ! C’est le tueur qui veut nous envoyer un message ! »

Il regarde alors avec attention la série de chiffres et de lettres et s’exclame encore :

« Mais… c’est… bien sûr !!!! »

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Pour faire avancer l’enquête, nous demandons à tous les participants de la team Barthes d’écrire la phrase que vous avez trouvé en commentaire sur cet article ! 😉
Code : 1L4M – 1L5M – 7L3M – 18L3M – 24L13M – 26L1M – 41L2M – 44L1M – 58L9M.

(on vous a aidé un peu 😉 )

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Celui ci est un autre message laissé par notre tueur… Suivez les coups de stylos de notre Barthien et donnez-nous le message caché!

Code 2 : 8L23LE – 8L46LE – 14L1LE – 14L33LE – 14L40LE – 14L52LE – 17L1LE – 17L20LE – 18L16LE – 18L25LE – 18L33LE – 21L36LE – 22L13LE – 23L36LE – 24L10LE.

Faites avancer l’enquête icilisez la suite là ou relisez le jour 1 ici 🙂

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